Parler, le réseau social de la liberté d’expression

Très fortement déçus par la politique de modération de Twitter qui tend à se durcir, bon nombre d’utilisateurs du réseau social ont décidé de rejoindre “Parler” : une nouvelle plateforme qui prône une plus grande liberté d’expression. 

Son crédo : une liberté d’expression quasi-totale

Parler est un réseau social américain lancé en août 2018 par John Matze et Jared Thomson.

“Lisez l’actualité, parlez librement” (“Read News, Speak Free”), tels sont les mots qui définissent l’état d’esprit de la plateforme sociale qui se veut être une alternative à Twitter.

Parler : une liberté d’expression quasi-totale.
Crédit : AFP / Olivier Douliery

La plateforme sociale se présente ainsi comme un espace impartial qui est à la fois basé l’engagement des utilisateurs mais aussi et surtout sur une totale liberté d’expression. 

En cela, Parler prend le contre-pied d’autres réseaux sociaux et notamment de Twitter qui tend à renforcer sa politique de modération en fermant par exemple les comptes du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire.

Le réseau social fait du respect de la vie privée et de la liberté d’expression de ses utilisateurs son cheval de bataille. 

D’après Parler, il est impossible de créer de faux comptes ou même de disposer de plusieurs profils sur sa plateforme car pour s’y inscrire, il est nécessaire au préalable de renseigner un numéro de téléphone qui joue le rôle d’identifiant du compte utilisateur.

Dans ses conditions d’utilisation, Parler indique que la diffamation, la calomnie, les propos violents, la pornographie, les menaces de mort ou encore les organisation terroristes sont proscrits de sa plateforme.

Il est également interdit de formuler des insultes directes et personnelles qui auraient pour but de “contrarier le destinataire”. 

Lorsqu’un contenu est jugé comme potentiellement sensible, un jury d’environ 200 modérateurs procède à un vote à l’unanimité afin de juger si oui ou non ce contenu doit être retiré de la plateforme.

Toutefois cette politique de modération semble rester vague ce qui ouvre ainsi la voie à de nombreux comportements déviants.

En effet, des incitations à la haine et autres messages ouvertement racistes, antisémites ou encore xénophobes ont fait leur apparition sur le réseau social…

Une alternative à Twitter pour “les indésirables”

La plateforme sociale connaît un certain succès depuis plusieurs semaines tandis que son principal concurrent Twitter tend quant-à-lui à renforcer la modération des contenus publiés sur sa plateforme en visant particulièrement les messages à caractère haineux.

Se sentant mis à l’écart du célèbre réseau social, de multiples personnalités de la droite et de l’extrême droite américaine mais également de ces mêmes courants politiques en France (Génération identitaire & Rassemblement national) ont récemment annoncé leur arrivée sur le réseau social.

Marion Maréchal Le Pen a par exemple fait la promotion du réseau social sur Twitter qui constitue selon ses dires un excellent moyen de  “contourner la censure de Twitter”.

Preuve de son succès, selon le site web Sensor Tower, Parler est actuellement l’application gratuite la plus téléchargée dans la catégorie News aux Etats-Unis et compterait à l’heure actuelle près de 2 millions de membres.

Une plateforme similaire à Twitter

Vous souhaitez vous lancer sur le réseau social et créer un compte ?

Pour cela rien de plus simple, il vous suffit simplement d’avoir plus de 13 ans,  d’indiquer une adresse e-mail et un numéro de téléphone (le code de vérification étant envoyé par SMS). 

Comme tout réseau social, une fois l’étape de l’inscription passée, la plateforme vous propose des suggestions de comptes à suivre (principalement des médias américains et des personnalités politiques en lien avec le parti républicain).

Parler : une plateforme similaire à Twitter.

Le réseau social américain disponible sur ordinateur, iOS et Android a un mode de fonctionnement similaire à Twitter. 

En effet l’interface ressemble trait pour trait au réseau social à l’oiseau bleu introduit en 2006 par Jack Dorsey. 

On y retrouve ainsi une bannière de couverture ainsi qu’un espace dédié au profil utilisateur (photo de profil, nom d’utilisateur et courte biographie) sur la partie gauche de l’écran.

Quelques statistiques telles que le nombre de posts publiés, le nombre d’abonnés et d’abonnements ou encore le nombre de commentaires apparaissent également. 

Toutefois sur Parler les likes laissent place à une fonctionnalité de vote. On ne parle également pas de publications mais de Parleys.

Des suggestions de comptes à suivre apparaissent au sein d’une colonne située à droite du fil d’actualité et le réseau social met également à disposition de ses utilisateurs une messagerie privée interne.

Parler, le réseau social de la liberté d'expression.

A l’instar de Twitter, l’application parler propose à ses utilisateurs un fil d’actualité au sein duquel ces derniers peuvent faire défiler les parleys publiés par les autres utilisateurs. 

Les utilisateurs du réseau social ont la possibilité d’interagir avec les parleys de 3 manière différentes :

  • En commentant les parleys avec des smileys, des GIFs (provenant de Giphy) ou en uploadant une image
  • En partageant les parleys avec un commentaire
  • En votant

Toutefois contrairement à Twitter, les publications mises en ligne sur Parler ne sont pas rendues public ce qui signifie que si vous ne disposez d’aucun compte sur le réseau social, vous ne pourrez pas y accéder ou intégrer les parleys dans vos articles de blog etc.

Un système de pourboire destiné aux “influenceurs”

Parler n’est pas uniquement une plateforme sociale d’échange et de discussion.

En effet, le réseau social met à disposition de ses utilisateurs une fonctionnalité qui leur permet de soutenir financièrement un “influenceur” de la plateforme en versant à ce dernier de l’argent virtuel (symbolisé dans l’application par le sigle P) que les utilisateurs peuvent obtenir contre de l’argent réel en renseignant leurs coordonnées bancaires.

Une modération laxiste qui favorise les débordements

Derrière cette liberté totale d’expression se cache dans les faits une certaine tolérance envers les propos racistes, antisémites et xénophobes qui sont légion sur la plateforme.

Le hashtag “deportallmuslimsnow” (“déportez tous les mulsulmans dès maintenant”) fait par exemple partie des hashtags les plus populaires sur la plateforme sociale. 

Mais ce n’est pas tout puisque les théories du complot et autres fake news sont elles aussi relayées en nombre sur le réseau social.

La propagation de ces contenus, contraires aux règlement de la plateforme, ne semblent toutefois pas être inquiéter outre mesure les modérateurs et autres responsables du réseau social…

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